Learner’s Submission: Les services d’assurance véhicules en ligne, OAVCT – Haïti

“Un projet e-gouvernement est bénéfique que s’il apporte une réelle plus-value aux citoyens. De fait, les technologies de l’information et de la communication (TIC) transforment le fonctionnement des individus et modifient leurs comportements dans leur vie quotidienne. De plus en plus, les citoyens ont accès aux outils technologiques, particulièrement Internet, pour communiquer, s’informer, se former, se divertir et même travailler. Il est donc normal qu’ils s’attendent à ce que leur gouvernement utilisent les canaux modernes de communication pour leur fournir les services dont ils ont besoins (G2C – Government to Citizens). A cet effet, L’OAVCT (Office d’Assurance Véhicules Contre Tiers) a récemment lancé son service d’achat et de renouvellement de polices d’assurance en ligne. Comment cette initiative est-elle accueillie ? Comment fonctionne le service ? Et répond-il vraiment aux besoins des citoyens haïtiens ?

Faisons remarquer que l’assurance véhicule est obligatoire en Haïti et que les conducteurs d’automobiles risquent une contravention s’ils sont surpris en train de circuler sans cette police d’assurance. Toutefois, le gouvernement est la seule autorité à fournir ce service et les organismes ne sont pas déconcentrés. Ce qui implique que les citoyens doivent se déplacer et parfois perdre toute une journée pour renouveler leurs polices d’assurance. Le service est complexe car il faut faire une expertise du véhicule avant l’achat ou le renouvellement. Ce qui a entraîné une affluence dans les bureaux de l’OAVCT et surtout de la frustration chez le citoyen qui veut être en règle avec l’Etat. Alors comment les nouveaux services fournis en ligne sont-ils accueillis ?

Pour ceux qui savent utiliser un ordinateur et ont un accès Internet c’est un ouf de soulagement. Tout d’abord parce que certains organismes gouvernementaux sont perçus comme étant inefficaces en ce qui concerne les services offerts. Donc le citoyen était réticent à se rendre dans les locaux de l’OAVCT. Certains ont préféré passer par un intermédiaire même si, en final, le service leur coûtait plus cher. L’assurance en ligne vient donc réconcilier ces citoyens avec cette administration et lui donne une meilleure image. De plus, l’OAVCT a fait un travail promotionnel (Radio-Télé) efficace, attirant l’attention des citoyens sur ses nouveaux services en ligne.

Sur le portail web de l’OAVCT www.e-oavct.gouv.ht, le citoyen peut 1) renouveler sa police d’assurance, 2) faire une requête d’expertise, 3) consulter son compte pour vérifier le statut d’une requête et l’historique des transactions et 4) effectuer les paiements pour les services. L’accès aux services suppose que le citoyen crée préalablement un compte avec son numéro d’identification fiscale. Ensuite il se connecte et choisit le service qui l’intéresse. Dans le cas d’un renouvellement par exemple, il fournira les informations relatives à l’ancienne police d’assurance, choisira la méthode de livraison et paiera le montant requis. S’il a choisi une livraison à domicile, la nouvelle police lui sera livrée par un agent qui récupérera l’ancienne. Dans le cas contraire il n’aura qu’à passer à l’agence désignée pour récupérer les documents. Dans certains cas, le service coûte plus cher. Mais le prix à payer est de loin insignifiant aux coûts de déplacements et d’attente.

Les services en ligne de l’OAVCT sont un exemple de projet e-gouvernement qui apporte une valeur ajoutée tant sur le plan économique que social. Non seulement il soulage le citoyen en lui évitant des déplacements inutiles et une perte de temps, il permet aussi au gouvernement de collecter plus d’argent car celui-là est devenu plus enclin à renouveler sa police d’assurance, certaines contraintes étant éliminées. De plus, c’est une entreprise privée qui a conçu le système en collaboration avec les managers de l’administration. Ce qui montre bien l’importance du partenariat public-privé comme stratégie de développement des projets e-gouvernement. Finalement, notons que cette initiative a permis la création de nouveaux services dans les cybercafés au profit de ceux qui ne maîtrisent pas les technologies de l’information et de la communication. Le projet est donc source d’opportunités et pourrait être répliqué dans d’autres administrations.” – Frantz Pierre-Louis – Carrefour, Haiti

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